Clinique de la douleur

Clinique de la Douleur Chronique

Localisation : C2 (site de Jolimont) – Téléphone du service : 064/23.50.30

Apports pour le patient : prise en charge des douleurs à la fois personnalisée et multiple afin de redonner confiance, espoir et sourire à ceux et celles qui souffrent dans leur corps et leur tête.

 

Equipe

Coordinateurs : Docteur Claire MICHEL – Docteur Quentin DE LANDTSHEER

  • Dr Claire Michel
  • Dr M. Boyjonauth (Lobbes)
  • Dr Q. De Landtsheer
  • Dr M. Delavallée
  • Dr G. Docq
  • Dr Ch. Docquier
  • Dr B. Fonteyn
  • Dr I. Focant
  • Dr C. Heinz
  • Pr F. Jurysta
  • Dr M. Mignon
  • Dr G. Spoto (Lobbes)
  • Dr D. Truong
  • Dr V. Vanthuyne
  • S. Carovis
  • B. De Temmerman
  • I. Brouillard

La clinique de la douleur, pour quoi? Comment?

La Clinique de la douleur traite principalement des cas de douleurs chroniques, comme son nom l’indique. La douleur est dite chronique lorsque celle-ci persiste au-delà de 3 à 6 mois et de « symptôme d’alarme utile ». Elle devient dès lors une « véritable maladie inutile ».

La Clinique de la Douleur Chronique traite les patients atteints de maux de dos, arthrose, fibromyalgie ainsi que les patients atteints de lésions des nerfs périphériques (zona, post-amputation, après lésions par traumatisme ou brûlure des nerfs, dans les polynévrites) et également dans les atteintes de la moëlle, post-AVC ou dans la sclérose en plaques…

La prise en charge est multi-disciplinaire : après un premier entretien avec une de nos infirmières référentes, le patient est réorienté vers diverses disciplines telles que : anesthésie (péridurale-infiltration), neurologie, hypnothérapie, psychiatrie, acupuncture, rhumatologie, soins palliatifs, neurochirurgie, médecine physique et réadaptation, médecine spécialisée en fibromyalgie…

Le patient est pris en charge par nos infirmières référentes qui ont chacune leur spécifité :

B. De Temmerman s’occupe de réaliser les anamnèses des patients envoyés chez nous dans le but de réaliser une infiltration ou une péridurale
S. Carovis réalise les avis en algologie et oriente les patients vers le médecin ad hoc en fonction de la pathologie de ceux-ci. Les patients sortent généralement avec leur rendez-vous au terme de l’entretien. Elle réalise également les anamnèses des patients envoyés pour les péridurales et infiltrations.

Les types d’examens demandés dans le cadre de la Clinique de la Douleur sont les suivants :

  • EMG
  • Scanner
  • RMN
  • Prise de sang (coagulation – plaquettes, INR, TCA, TT)

Spécificité des membres de la Clinique de la Douleur :

  • Dr Claire Michel – Neurologue (+ hypnothérapeute)
  • Dr M. Boyjonauth (Lobbes) – Gériatre – Soins palliatifs
  • Dr Ch. Docquier - Rhumatologue
  • Dr I. Focant - Rhumatologue
  • Dr Q. De Landtsheer - Anesthésiste
  • Dr G. Spoto (Lobbes) - Anesthésiste
  • Dr D. Truong - Anesthésiste
  • Dr M. Delavallée - Neurochirurgien
  • Dr V. Vanthuyne - Neurochirurgien
  • Dr G. Docq – Soins palliatifs
  • Dr B. Fonteyn – Médecine Physique et Réadaptation + Ecole du dos
  • Dr C. Heinz – Médecine physique et Réadaptation (Fibromyalgie)
  • Pr F. Jurysta - Psychiatre
  • Dr M. Mignon - Radiologue
  • S. Carovis – Infirmière référente
  • B. De Temmerman – Infirmière référente
  • I. Brouillard – Employée administrative

 

Vos questions, nos réponses

« Existe-t-il des traitements autres que médicamenteux pour lombalgies chroniques ? »

R : Vous pouvez avoir 2 possibilités :

- Approche psycho-comportementale (compréhension du problème posé, prise en compte du niveau d’anxiété…) " proposition de rencontrer un psychologue, une thérapie par l’hypnose…
- Reconditionnement à l’effort : le repos n’est plus considéré comme une stratégie de traitement utile

« J’ai déjà beaucoup consulté, j’ai toujours mal au dos, vers qui me tourner ? »

R : Tout dépend de vos symptômes, c’est pour cette raison que la consultation en algologie vous donne la possibilité de consulter l’équipe pluridisciplinaire de la Clinique de la Douleur.

« La douleur m’empêche de vivre. Que faire ? »

R : Avoir mal longtemps entraîne des changements de comportement. Souvent, vous vous sentez isolé, découragé. C’est pour cette raison que l’on vous donne la possibilité de consulter la Clinique de la Douleur.

« Vais-je garder mes douleurs toute ma vie ? »

R : Donner une réponse précise à cette question dépend bien entendu de la pathologie et de ses causes, et du vécu du patient par rapport à ses douleurs, mais elle est le plus souvent impossible, toujours très difficile et hasardeuse, car faire des projections dans le futur est toujours délicat dans le domaine médical, source parfois de discours erronés ou non fondés, à l'origine de malentendus, d'interprétations et d'effets souvent désastreux sur le moral des patients.

« Les médicaments vont-ils me guérir? »

R : Les médicaments, qu'ils soient prescrits par la bouche, en patchs cutanés, par piqûres ou par infiltrations, sont avant tout des traitements directs de la douleur proprement dite, pour soulager le patient. Ils agissent donc sur le "symptôme douleurs" et pas directement sur la ou les causes du mal. Dans certains cas cependant où une cause inflammatoire est retrouvée, ils peuvent agir sur la cause des douleurs et aboutir à la guérison. La plupart du temps cependant, dans le domaine des douleurs chroniques, les causes du mal sont souvent multiples, complexes ou difficiles à définir, et donc les médicaments ne suffisent pas pour véritablement guérir. Ils constituent donc une des facettes du traitement, lequel est toujours pluridisciplinaire dans les douleurs chroniques.

« Pourquoi mes douleurs durent-elles si longtemps ? »

R : Des douleurs qui se prolongent peuvent signifier soit un traitement inefficace (à repenser), inadéquat (à adapter ou à compléter) ou mal suivi, soit parce qu'aucune cause précise n'est trouvée au mal des patients. Les douleurs étant des sensations désagréables (tant physiquement que psychologiquement) difficilement objectivables par des tests précis et reproductibles, leur vécu est très personnel, dépendant de nombreux facteurs, tant physiques que mentaux et psychologiques.

« Pourrai-je un jour retravailler ? »

R : Bien entendu, l'objectif du médecin est de remettre dès que possible ses patients dans la vie active, qu'elle soit sociale, familiale, sportive ou professionnelle. Cela implique une bonne gestion des symptômes et des causes du mal, pour une guérison optimale, celle-ci n'empêchant pas lorsqu'elle est incomplète, la reprise d'un travail selon certaines modalités (mi-temps médical, poste adapté,...) en fonction du métier de chacun. La devise est que ne rien faire est souvent bien pire que le mouvement et l'activité (à condition que ceux-ci soient bien pensés et correctement réalisés), car "le travail, c'est la santé" !

« Mon dos est-il foutu ? »

R : A priori, un dos, la plupart du temps, n'est jamais "foutu et à jeter" ! Tout dépend évidemment de l'âge du patient, de sa pathologie (importance et sévérité des lésions constatées sur les imageries) et de sa motivation à guérir. Si un dos n'est jamais complètement foutu, il faut dans bien des cas l'utiliser autrement c’est-à-dire mieux, en respectant bien les conseils d'hygiène du dos ("école du dos") dans la vie de tous les jours, et par l'entretien régulier et bien fait de la colonne et des muscles qui l'entourent grâce à des activités physiques adaptées et utiles.

« Pourquoi ai-je toujours aussi mal malgré les traitements ? »

R : Si les douleurs persistent malgré les traitements, c'est que ceux-ci sont inefficaces ou mal adaptés. Le médecin doit donc toujours penser soit à adapter les doses de médicaments soit à en changer. Il doit aussi ne pas hésiter à remettre en question le diagnostic de départ (selon l'évolution des douleurs et de la maladie) en recherchant d'autres causes au mal par de nouveaux examens et, le cas échéant, faire appel aux autres confrères de l'équipe "douleur" de l'hôpital de Jolimont (neurologues, anesthésistes, neurochirurgiens, oncologues, rhumatologues, radiologues interventionnels, psychiatre, psychologues,...).

« C'est ma hernie discale qui me fait souffrir, pourquoi ne veut-on pas m'opérer ? »

R : Un dos ne se limite pas au disque, mais aussi à bien d'autres structures (articulaires, capsulo-ligamentaires, musculaires)  qui peuvent être à la base des douleurs, et pas toujours facilement objectivables sur les imageries. Par ailleurs, une hernie discale peut être fortuitement découverte chez quelqu'un qui n'a pas mal (hernie discale "asymptomatique"), et dans l'autre sens un scanner ou une IRM peuvent être déclarés "normales sur le plan discal" chez des patients se plaignant de "sciatique"...

Lorsque la hernie discale est prouvée et qu'elle est la cause des douleurs, cela ne suffit pas pour opérer d'emblée : il faut d'abord essayer des traitements dits "conservateurs" (non chirurgicaux), comme les médicaments, les péridurales et la kiné; si ces traitements sont inefficaces, il faut d'autres critères pour opérer : une paralysie qui s'installe, des troubles importants de la sensibilité sur le trajet du nerf, des douleurs déclarées insupportables. Si la chirurgie de la hernie discale est faite "trop tôt ou trop vite" sans ces critères, il y a risque de résultat décevant de la chirurgie, qui n'est pas une garantie absolue de guérison à 100%. Il faut également savoir que la chirurgie de hernie discale dans le contexte d'une lombosciatique agit bien davantage sur les douleurs de sciatique que sur celles du dos proprement dit; et que cette chirurgie ne représente pas davantage que +/- 10% des patients avec hernie discale symptomatique.

« Ces douleurs, Docteur, c'est pas dans ma tête ? Me croyez-vous ? »

R : Une personne, c'est à la fois un corps et un esprit; les 2 sont intimement liés, et l'on doit comprendre que des douleurs qui durent, minantes, lancinantes, parfois inexpliquées, peuvent décourager voire déprimer la personne qui en souffre. Cela explique, par rapport aux douleurs aigües qui ne se prolongent pas au-delà de 3 mois, que les douleurs chroniques au-delà de 6 mois (voire bien davantage) exigent une prise en charge pluridisciplinaire sur le modèle "bio-psycho-social" c’est-à-dire faisant intervenir divers spécialistes d'une équipe "douleurs chroniques", traitant à la fois les problèmes somatiques (physiques) mais aussi sociaux (service social) et psychologiques (psychologues, psychiatres) des patients dits "douloureux chroniques".  Il faut éviter le préjugé d'un "malade imaginaire", mais en sachant qu'une somatisation d'un mal-être psychologique est toujours possible.

 

Vous souhaitez en savoir plus sur la douleur, consultez notre présentation détaillée.