Historique

  • L’Hôpital de Jolimont a été créé dans une région ouvrière par un prêtre, l’Abbé Félicien Bataille, et quelques Chanoinesses de Saint Augustin de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose de Lessines. L’hospice ouvert en 1881 dans un château privé est progressivement devenu un Centre Hospitalier toujours en perpétuel développement.

    Le 22 décembre 1881, l’Abbé Félicien Bataille (1841-1911) vient de Lessines à Jolimont en compagnie des Sœurs Madeleine Lejour et Jeanne Fontaine et d’une postulante. Le 5 février suivant, les Sœurs Elisabeth Voisin et Ursule Tonneau les rejoignent afin de renforcer l’équipe soignante désormais constituée de cinq religieuses.

    Dès janvier 1882, le château du Bouly, devenu l’Institut Notre-Dame de la Compassion, accueille les vieillards, les blessés de l’industrie et les malades de la Région du Centre. Au cours de la première année, trente-deux personnes sont déjà logées et soignées dans les salons du rez-de-chaussée et les ailes adjacentes. L’augmentation des entrées nécessite, dès 1883, la transformation des dépendances et écuries du château en lieux d’accueil pour les patients.

    La communauté des religieuses - devenues en 1885 Sœurs Servites de Marie - s’accroît au fil des années, pour atteindre le nombre de 138 membres en 1962. Présentes sur le terrain depuis la fondation de l’hôpital et jusqu’à nos jours, leur charisme a inspiré et permis le développement de l’institution hospitalière aujourd’hui comprise dans l’ASBL INDC-Entité Jolimontoise.

    A partir de 1884, l’institut s’étend selon la conception pavillonnaire qui prévalut en Belgique et en Europe jusqu’au début du vingtième siècle. En 1911, après le décès de l’Abbé Bataille, les Mères Prieures Marie-Philippe Auwers (1911-1934), Ursule Arnauts (1934-1966) et leur Communauté poursuivent l’œuvre du fondateur. L’Hôpital devient l’ASBL Institut Notre-Dame de la Compassion en 1937.

  • En 1963, la Loi sur les Hôpitaux introduit la notion de « prix de la journée d’entretien ». Les subventions permettent la stabilité et favorisent l’essor de l’œuvre hospitalière. Les nouvelles exigences légales requièrent des compétences extérieures. Progressivement, la direction de l’Hôpital de Jolimont est confiée à M.Christian Faucon (1966-2005), puis à M.Pascal Graux (depuis 2006).

    Jolimont est donc devenu, en quelque 125 ans, une institution de taille et d’étendue géographique impressionnantes qui offre une très grande diversité en soins de santé. Jolimont se distingue par le maintien et l’application quotidienne des valeurs essentielles des fondateurs. Ces valeurs sont inscrites dans la « Charte des Valeurs » rédigée en 2000. Conformément aux souhaits des douze dernières religieuses et des Directions, chacun doit pouvoir s’inscrire personnellement dans la riche Histoire de l’Institution.

  • Les dates clefs du développement de l’Hôpital :

    1884 : deux salles supplémentaires pour femmes

    1891 : section Saint-Pierre (bâtiment à droite, à front de rue, rénové en 1927 - aujourd’hui disparu - destiné aux hommes âgés avec des salles séparées pour les tuberculeux)

    1896 : aile gauche comprenant deux salles de 12 malades et une salle d’isolement (patients typhiques)

    1897- 1901 : bâtiment pour femmes intégré dans l’aile précédente

    1902 : clinique chirurgicale du Dr Dieudonné Roger (intégrée également dans l’aile gauche)

    1910 : aile du Sacré-Cœur (cuisine, dépendances, réfectoire et infirmerie de la Communauté religieuse)

    1911 : bâtiment Saint-Joseph (hôpital des hommes, dévolu ensuite à la Médecine Interne, et actuellement aile D)

    1930 : deux nouvelles salles d’opérations, salle de stérilisation, salle de radiologie

    1933-1934 : nouvelle section comprenant maternité, hôpital et hospice pour femmes et école de « soignage » (polyclinique et aile C actuelles).

    1934 : installation des rayons X, appareils de stérilisation, laboratoire

    1937 : cabinet dentaire et exhaussement de la section Saint-Pierre

    1946 : polyclinique où 14 médecins consultent accompagnés de deux infirmières et d’une religieuse

    1947 : exhaussement de la section Saint-Joseph (actuellement aile D : psychiatrie, unité du sommeil et gériatrie)

    1951 : aile Sainte-Marie (buanderie moderne, ateliers de couture, économat, logements pour le personnel)

    1954 : centre de réadaptation fonctionnelle

    1956 : école Saint-Philippe d’infirmières

    1965 : aile A (en lieu et place de la clinique chirurgicale ; A1 : Unité coronaire – A2 : Urologie – A3 et A4 : Médecine Interne – A6 : Maternité – A7 : pédiatrie).

    1977 : aile B (B1 : cardiologie – B2 : pneumologie – B3 : chirurgie digestive – B5 : chambres particulières – B6 : Maternité – B7 : chirurgie pédiatrique).

  • La clinique de Lobbes trouve ses origines au début du vingtième siècle dans l’Hôtel Dieu St-Joseph, qui à l’instar d’autres institutions d'enseignement ou d’œuvres d'entraide et de charité fut fondé par des congrégations de religieux chassés de France.

    En 1940, la gare de Lobbes, nœud ferroviaire des lignes de chemin de fer Charleroi-Erquelinnes et Chimay-Mons, est la cible de bombardements. Le bâtiment à usage de clinique est partiellement détruit au point que, pendant toute la durée de la guerre, les activités sont réduites. Après la guerre, la Maison Mère d’Avignon décide de rappeler en France la communauté de Lobbes. Elle confie à la Fédération des Mutualités Chrétiennes la poursuite de leur œuvre et de leurs actions. L’ASBL Centre Médico-Social est créée fin 1947.

    Dès 1948, une polyclinique est ouverte dans les locaux existants. En 1953, après la reconstruction des bâtiments, une clinique qui comporte 75 lits répartis en 4 services est accessible à la population. Progressivement, travaux après travaux, la clinique atteint une capacité de 130 lits répartis entre la Médecine, la Chirurgie, la Maternité, la Pédiatrie, les urgences et la réanimation.

    En 1986, l’ouverture d’un service de 24 lits de gériatrie porte la capacité totale de la clinique à 154 lits. Dans un contexte où les soins de santé de qualité passent par une infrastructure et des équipements modernes, un projet de construction d'une nouvelle aile et de rénovation des bâtiments existants s’impose. La première pierre sera posée en juin 1988, année de l’installation du premier scanner.

    En 1989, création d’un hôpital de jour médical.

    En 1991, ouverture du nouveau service d’urgence, des nouveaux services de pédiatrie, de chirurgie orthopédique, de médecine.

    En 1992, réalisation d’un nouvel hôpital de jour chirurgical et du nouveau bloc opératoire.

    En 1994, acquisition d’appareil d’angiographie digitalisée, d’échocardiographie Doppler.

    En 1995, ouverture du nouvel l’hôpital de jour médical.

    En 1996, ouverture du service de médecine nucléaire.

    En 1998, le CMST unit son avenir à la Clinique de Jolimont au sein d’une nouvelle ASBL, le Centre Hospitalier Jolimont-Lobbes formant ainsi une entité forte de près de 720 lits disposant des services lourds indispensables aux hôpitaux modernes (cardiologie, neurologie, radiothérapie, soins intensifs pédiatriques). Cette année voit aussi l’inauguration d’une nouvelle maternité et du service de soins intensifs et l’installation d’une deuxième caméra de médecine nucléaire.

    En 1999, un nouveau service de chirurgie générale est réalisé suivi en 2000 du nouveau service de gériatrie.

    Ces dernières années, de nouveaux développements ont eu lieu et notamment :

    • nouvelle polyclinique chirurgicale ;
    • Hôpital de jour Chirurgical ;
    • 5ème salle d’opération ;
    • ouverture des polycliniques de Beaumont et Anderlues renforçant ainsi notre présence dans la région.

    Avec l’appui de Jolimont, différentes spécialités se sont développées pour offrir à la population locale une offre de soins élargie et de qualité.

    En 2008, le nombre de consultations réalisées a atteint le seuil de 130 000 consultations.

    370 personnes y sont occupées et plus de 50 médecins y pratiquent.

    Les derniers investissements consentis sur ce site confirment la volonté de poursuivre le développement de cet hôpital de proximité dans un souci constant de qualité.

  • Tout commence en 1858, lorsque la commission administrative des hospices de Nivelles ouvre un concours pour la réalisation des plans et des devis d’un nouvel hôpital-hospice. Celui-ci est remporté par Emile Coulon (1825-1899), un architecte nivellois qui va voir son projet prendre forme sur les terrains situés au Boulevard de la Batterie et le long du chemin de Samiette. A ses débuts, le nouveau hôpital-hospice appartient aux instances de la charité chrétienne et est donc géré par des religieuses. Celles-ci assurent les soins et l’intendance générale et quelques médecins travaillent dans les différents services. La commission des hospices gère l’ensemble des biens, elle se charge de les louer, de les vendre et de les entretenir.

    En 1925, suite à un arrêté royal, la commission administrative des hospices se voit autorisée à réaliser des travaux devenus bien nécessaires. Lors de cette même année, la commission fusionne avec le bureau de bienfaisance pour devenir « la commission d’assistance publique » (CAP), ancêtre du centre public d’action sociale (CPAS). Entre 1930 et 1940, l’hôpital bénéficiera encore de quelques nouvelles installations techniques.

    Durant la seconde guerre mondiale, l’hôpital accueille de nombreux blessés, il est victime de bombardements à plusieurs reprises et se retrouve en piteux état. Divers travaux vont alors être entrepris afin de rendre à nouveau utilisables les installations les plus nécessaires à la bonne marche de l’hôpital. Agrandissement, restauration, construction… Ces différents travaux aboutiront finalement en 1957 à l’édification d’un hôpital de 125 lits.

    Jusque dans les années 80, quelques petits travaux sont encore réalisés dans l’hôpital mais celui-ci rencontre de nombreuses difficultés financières. L’institution est vieillissante et doit faire face à l’exigence imposée par l’état à tous les complexes hospitaliers du pays de regrouper selon certaines directives draconiennes, la totalité de leurs moyens logistiques. La CAP devenue entre temps le CPAS a alors pris la décision de lier le destin de l’hôpital de Nivelles à celui de l’hôpital de Jolimont. C’est alors Christian Faucon qui va assumer la double direction (Jolimont et Nivelles) avec l’aide de son épouse Françoise Rooman. Rapidement, de nouveaux travaux et acquisitions, délaissés faute de moyens, vont être entrepris. Les services de la maternité, de chirurgie et de médecine interne connaissent d’importantes améliorations. On construit également un nouveau bâtiment destiné aux urgences, à la réanimation et aux soins intensifs ; et de nouveaux investissements sont réalisés en ce qui concerne les technologies nouvelles notamment dans le domaine de l’imagerie médicale. L’hôpital prend alors une dimension nouvelle et regagne la confiance de la population nivelloise.

    En 1997, l’Etat fédéral impose un minimum de 150 lits pour un hôpital. A cette même époque, la ville de Tubize se voit confrontée à d’importantes difficultés socio-économiques liées à la perte de vitesse dans le domaine industriel. La clinique de Tubize devient ainsi l’un des principaux employeurs mais face à la norme de 150 lits imposée par le fédéral, son avenir est plus qu’incertain. Les autorités communales et le CPAS, gestionnaire de la clinique, entament alors des négociations en vue de maintenir l’activité de la clinique de Tubize. Comme Nivelles, Tubize était géré par le CPAS et devait faire face à des difficultés importantes menaçant son existence. Une décision s’imposait donc afin de maintenir un hôpital de proximité offrant des soins de qualité à une population en constante augmentation et de relancer les activités via d’importants investissements. S’unir à l’hôpital de Nivelles et ainsi appartenir au même groupement qu’un hôpital aussi complet au point de vue médical que Jolimont, était un gage d’avenir pour les représentants de la commune de Tubize.

    Tubize et Nivelles voient alors leur destin uni en juin 1997. Le Centre Hospitalier Tubize-Nivelles voit le jour. Il a fallu s’accorder, travailler sur l’image et le souhait d’ouverture, renforcer le corps médical afin d’entamer la collaboration qui permet aujourd’hui une approche multi-sites positive pour les patients.

    Le Centre Hospitalier Tubize-Nivelles est le résultat d’une volonté, des dirigeants politiques des communes de Nivelles et Tubize et des gestionnaires de Jolimont d’offrir à la population locale des soins de qualité adaptés à leurs besoins.

  • Toutes les ASBL sont regroupées au sein d’une structure créée en janvier 2006 : l’ASBL INDC Entité Jolimontoise.

    Actuellement, quelques sœurs de la communauté religieuse ont encore une présence active au sein de l’administration. Celles-ci essaient de garder les valeurs fondamentales du fondateur. C’est d’ailleurs dans ce but qu’une charte a été rédigée en 2000. Le mot clé transmis par les fondateurs est « service ».
    Après 125 ans d’existence, le souhait des religieuses et de la direction est que chacun à sa façon puisse s’inscrire dans cette histoire afin de la perpétuer et d'offrir à la population des soins de qualité et de haute technologie à la population.

     

  • La fin de l’année 2013 a été marquée par la fusion juridique des asbl hospitalières en une seule asbl sous le nom de Centres Hospitaliers Jolimont. Le but de cette opération était de rassembler au sein d’une même structure juridique un ensemble hospitalier de 942 lits sur 4 sites géographiquement complémentaires.

    La fusion s’est réalisée par cession d’universalité des deux ASBL citées supra à une nouvelle ASBL identifiée « Centres Hospitaliers Jolimont ». Dès lors, dès le 1er janvier, les asbl « Centre Hospitalier Jolimont-Lobbes » et « Centre Hospitalier Tubize-Nivelles » ont été dissoutes.

    La constitution de l’asbl « Centres Hospitaliers Jolimont » avait pour objectif de développer un projet hospitalier fédérateur combinant harmonieusement des services de
    proximité avec la spécialisation des différents sites. Elle visait aussi une meilleure maîtrise des coûts ainsi qu’une plus grande visibilité dans le secteur médico-social. Cette évolution n’entraînera aucun changement dans l’organigramme des différents hôpitaux.

    Profitant de cette réorganisation, c’est la structure générale de notre groupe qui a été revue et se constitue dorénavant en 3 pôles :

    • le pôle hospitalier avec ses quatre sites
    • le pôle réseau senior regroupant les maisons de repos de l’asbl Entraide Fraternelle et de la scrlfs Entraide Jolimontoise (six maisons de repos et de soins)
    • le pôle santé mentale/assuétudes/petite enfance reprenant les services de santé mentale, le centre du bien naître, la promotion de la santé à l’école, les consultations ONE, les crèches, les accueils extra scolaires et un centre post-cure pour personnes alcooliques

L'INDC Entité Jolimontoise: acteur de votre santé, partenaire de votre bien-être

C'est en 1881 que tout a commencé... Aujourd'hui, le Groupe Jolimont est un acteur incontournable du paysage des soins de santé et de l'aide aux personnes.