Nos valeurs

La Charte des valeurs définit les six pôles qui animent les collaborateurs des institutions du Groupe Jolimont. La Charte est le socle fondateur de nos institutions. L’application de ces valeurs garantit une qualité et une approche humaine des soins prodigués à l’ensemble des patients, des résidents et de toute personne fréquentant l’un de nos sites.

  • La personne
  • La vie
  • L’ouverture et l’innovation
  • L’indépendance
  • La citoyenneté
  • La rigueur

La Charte des valeurs du Groupe Jolimont

(texte intégral)

Les principales valeurs qui inspirent le Personnel dans le cadre de ses activités hospitalières et de soins sont au cœur des thèmes suivants :

Premier pôle: La personne

Le respect de la personne, le service (par l'institution et par chacun), la gratuité (de la part de l'institution et de chacun), la compassion, la fraternité ...

a. Le respect de la personne

Toutes les personnes méritent le respect, malades, accompagnants ou proches, membres du personnel ou médecins ainsi que tous ceux qui exercent des responsabilités. Le respect dû au malade tend à lui garder ou à lui rendre dignité et autonomie. Le malade et son entourage ont droit non seulement aux soins mais à la considération. Les intervenants ont la charge de prendre le temps et les moyens appropriés pour maintenir et restaurer chaque personne dans son intégralité et son intégrité.

Les médecins et le personnel soignant ont le devoir d'informer et de se faire comprendre des malades et de leur entourage, ils ont aussi le devoir de les écouter et de les comprendre.

b. Le service (par l'institution et par chacun)

Il s'agit de placer le malade et son entourage au premier rang des préoccupations et des critères de choix hospitaliers. Ceci est vrai du malade soigné dans l'institution mais aussi de celui qui ne s'y est pas encore présenté pour des raisons financières, culturelles ou autres.

Au-delà des droits du malade, le service c'est la considération pour lui et son entourage, c'est également le souci constant d'améliorer le sort physique, psychique, moral et spirituel du patient ; c'est la prise en compte de la personne dans son ensemble.

c. La gratuité (de la part de l'institution et de chacun)

Chaque geste ne demande pas une contrapartie, chaque action ne demande pas une rentabilité. Mais, il ne s'agit ni d'une politique sociale rétrograde ni d'un laisser-aller dans la gestion.
Rester simple, plutôt bien faire que faire grand. La taille est un moyen, pas un but. Le développement de l'institution doit rester soumis à ses fins.
Ne pas mesurer la qualité du geste, ne pas attendre un retour pour chaque geste. Ne pas mesurer son engagement, accepter le risque de l'indifférence ou de l'incompréhension.

d. La compassion

La compassion est plus qu'une sympathie qui ne serait qu'un sentiment.
La compassion est meilleure que la pitié qui rabaisse celui qui en est l'objet (pitoyable).
La compassion est une vertu positive, elle est moins la souffrance subie que la disponibilité attentive, elle est moins la tristesse que la sollicitude, la patience et l'écoute.

e. La fraternité

Dans le travail, il s'agit de former une communauté, une équipe entre tous les intervenants. Au-delà de la recherche de l'efficacité par le travail d'équipe, il s'agit de ressentir et de manifester que tous sont unis entre eux et aux autres par l'appartenance au genre humain.

Cette fraternité doir rayonner et s'étendre à tous dans le respect de toutes les cultures et de toutes les situations.

Deuxième pôle: La vie

De la conception à la mort, la vie est à protéger ...
De la conception à la mort, la vie est à protéger dans son principe mais aussi dans sa qualité, sa richesse, sa plénitude.
La vie est à considérer dans sa dimension physique mais aussi dans sa dimension psychique, affective, intellectuelle et spirituelle.

Troisième pôle: L'ouverture

L'ouverture à la beauté, l'ouverture à la nouveauté ...

a. À la beauté

La beauté, c'est l'harmonie, c'est la paix, pas par un souci esthétique mais parce que l'émotion du beau apaise l'âme et ouvre le cœur. Contre le laid, le faux, l'artificiel, pour le beau, le bon, le vrai. La voie de la beauté suppose la victoire de la vérité sur le mensonge, de la bonté sur la méchanceté, de l'amour sur la haine.

b. À la nouveauté

À la nouveauté des choses de l'esprit.
Ne pas avoir peur de l'avenir mais au contraire avoir la force de l'inventer, d'innover, de créer. La force, au contraire du pouvoir, donne la capacité de se remettre en cause et d'avoir confiance dans ses capacités d'affronter et de dominer l'avenir sans crispation sur le passé, les habitudes, les acquis.
À la nouveauté des choses du cœur sans exclusive.

Quatrième pôle: L'indépendance

L'indépendance de l'institution n'est pas la préoccupation du pouvoir ou de la liberté pour soi.
Elle est le garant de la fidélité à la mission.
Elle n'exclut personne, elle ne donne pas de droit, mais elle donne le devoir de rester fidèle à l'esprit des fondatrices de l'institution.

Cinquième pôle : La citoyenneté

L'institution assure un service public et, dans ce but, reçoit des fonds publics.
La citoyenneté se manifeste dans l'égal traitement de tous. Elle se manifeste aussi dans le respect dû à chacun et à la collectivité dans ses institutions et ses réglementations et dans le meilleur usage des fonds publics.

L'institution est ancrée dans un pays, dans une région et dans une ville. Elle exerce à chaque niveau des responsabilités tant dans la dispensation des soins que comme élément moteur de la vie sociale et de l'activité économique, intellectuelle et scientifique. Elle se doit de participer au développement des connaissances scientifiques.

Sixième pôle: La rigueur

La rigueur est d'abord l'exigence vis-à-vis de soi-même d'être toujours meilleur.

La rigueur doit être scientifique, non seulement pour des raisons d'efficacité mais par respect dû au malade. Cette rigueur se marque notamment dans une mise à jour permanente et un progrès des connaissances scientifiques de chacun mais aussi dans une approche multidisciplinaire des patients.

La rigueur doit présider à l'organisation du travail notamment pour favoriser de véritables équipes entre tous les intervenants, tant dans les services qu'entre les services.
La rigueur doit aussi présider à l'utilisation des moyens. Pour tous les responsables et tous les acteurs qui œuvrent au sein de l'institution, la meilleure utilisation des moyens est un devoir.

Haine-Saint-Paul, le 22 décembre 1999
date anniversaire du premier malade à Jolimont
Sœur Marie Dominique ARNAUTS, Sœur Marie Madeleine BOURGUET, Pierre BRAHY, Christian FAUCON, Sœur Henri Marie JARDON, Louis le HARDY de BEAULIEU, Jean LHOAS, Sœur Marie Manetti NERINCKX, Pierre RIGAUX.