L'encadrement

L’encadrement et le suivi se fait dans une perspective contractuelle.  Après une période d’adaptation et d’observation de deux mois, une rencontre pluridisciplinaire avec le résidant est réalisée afin de mettre en place un contrat thérapeutique individualisé, qui sera évalué et aménagé à différents moments clés de la postcure.

Les outils thérapeutiques

Afin d’accompagner le patient dans l’expérimentation d’un projet de vie sans alcool, nous disposons d’une série « d’outils thérapeutiques » dont la combinaison répond à une logique de stabilisation : le SAS d’entrée, les entretiens individuels, les groupes thérapeutiques, … 

  • Le « SAS d’entrée » permet à la personne entrante de s’intégrer progressivement à l’institution. C’est un lieu de référence où le résidant peut rencontrer l’ergothérapeute pour être aidé et écouté.  Le nouveau résidant est informé sur le fonctionnement du centre. Il lui est expliqué les tenants et les aboutissants de la postcure.  Il peut alors commencer une réflexion sur ses fonctionnements, ses atouts, ses goûts et ses difficultés.  L’accent est mis sur l’accueil et la mise en place d’une relation de confiance.  Tout est fait afin que la personne s’y sente bien. 
  • Les entretiens individuels sont privilégiés et obligatoires durant la postcure.  Ces contacts avec le thérapeute se font idéalement à la demande et au rythme du résidant.   Ceux-ci favorisent l’expression ; l’accompagnement dans les réflexions et les prises de conscience ; l’accompagnement dans l’évolution de sa motivation vers un changement ; l’aide à la compréhension de ses réalités, de ses choix ainsi que des processus qui le fragilisent et enfin ces entretiens favorisent également la réévaluation avec le résidant de son contexte de vie.  Le centre favorise également les entretiens familiaux car la famille peut être déterminante dans les perspectives d’évolution et de stabilisation du résidant.
  • Les groupes thérapeutiques comme la prévention à la rechute, les billets d’humeur, parole au féminin, la relaxation ou le groupe week-end, pour ne citer que ceux-ci ont pour but de faire le point sur la reconnaissance du problème d’alcool ; mieux comprendre le rapport au produit et développer des techniques visant la prévention à la rechute.
  • Les activités sportives, comme la marche lente ou randonnée, la course à pied, la natation, le fitness ou l’escalade ont aussi un rôle important pour le physique et le psychisme de la personne.  La revalidation par l’activité physique est tout aussi indiquée dans notre programme.
  • Les activités de vie journalières sont également importantes au programme car elles permettent au résidant de se réapproprier au quotidien les gestes essentiels de la vie.
  • L’ergothérapie est une activité obligatoire aussi dans le centre.  Elle permet de reprendre confiance en soi et en ses capacités en constatant le résultat de son activité.  Cet outil contribue à la (re)construction d’une image meilleure de la personne et permet de développer l’estime de soi.
  • Le centre propose également des activités « hors projet » à partir de la quatrième semaine.  Cette initiative est définie par le résidant et répond à ses attentes et motivations.  Elles peuvent être sportives, culturelles, formatives ou récréatives…
  • Les activités de jardinage et la « Kré@tech » sont des activités de base du centre.  La « Kré@tech » est la création de projets  à partir d’objets ou matériaux récupérés. 
  • A côté de ces activités essentielles, divers suivis  sont menés : médical, paramédical, diététique, et hygiène.  Ce travail de collaboration permet d’offrir un espace de parole à chaque résidant ; d’amener la personne à une gestion de plus en plus responsable et autonome de sa médication ; d’assurer un suivi médical dont la comorbidité avec d’autres affections est parfois lourde et enfin de fournir au résidant une information concernant l’évolution de sa santé pour mieux la gérer.
  • Un suivi social est également assuré par l’équipe d’assistantes sociales afin d’aider à remettre en ordre la situation administrative du résidant.
  • Des démarches de réinsertion sont autorisées pour les suivis médicaux externes ou dans le cadre de réinsertion familiale, sociale ou professionnelle. 

Une journée type à l'Espérance

Sortie et suivi

Tout bénéficiaire a la liberté et le droit de décider ou pas de quitter la postcure, les prolongations de séjours se font à deux mois, cinq mois et huit mois en accord avec l’équipe.  Pour qu’une sortie soit réussie, plusieurs conditions doivent être réunies, dont le bénéficiaire est l’acteur central : la consolidation de l’abstinence, la solution d’hébergement et d’occupation, la transposition des principes de la thérapie sur l’extérieur,…

La mise en place d’un suivi en ambulatoire peut se faire au départ de l’Espérance Ambulatoire, de notre groupe « Anciens », du service « Trait d’union » dépendant du service de santé mentale du Groupe Jolimont, de structures relais faisant partie de notre réseau en assuétude.