Retour aux actualités
Senior Journée mondiale de la maladie d'Alzheimer : la prise en charge au sein de nos maisons de repos

Trouble de la mémoire, démence, déclin cognitif... Cette journée mondiale de la maladie d'Alzheimer est l'occasion de mettre en avant la prise en charge proposée par les maisons de repos du Groupe Jolimont pour les personnes souffrant de cette maladie. Que ce soit en unité ouverte ou en unité fermé, tout est mis en oeuvre pour le bien-être des résidents.

S'agit-il d'une prise en charge spécifique pour ces résidents ? Quelles activités sont organisées ? Quelle est la particularité et les avantages de chaque structure ? Eléments de réponse avec ce « Trois questions à… » Aurélie Francq, ergothérapeute, référente démence et responsable paramédical à la Résidence Comme Chez Soi et Kateleen Vanbutsele, infirmière en chef à la Résidence Les Buissonnets. 

Pôle Senior - Dans le cadre de la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer, nous souhaitons mettre en avant la prise en charge des résidents souffrant de cette maladie au sein de nos maisons de repos. Ces résidents bénéficient-ils d’une prise en charge spécifique ? Si oui, en quoi l’est-elle ?

 

Aurélie Francq - Au sein de la maison de repos Comme Chez Soi, les résidents souffrant de troubles cognitifs bénéficient d'un accompagnement spécifique, grâce notamment à l'espace "cantou", qui a pour particularité de ne pas être fermé.

Dans cet espace nommé « Chrysalide », l’accompagnement vise principalement au maintien des capacités résiduelles de la personne, par le biais d’activités journalières.

Kateleen Vanbutsele - Aux Buissonnets, les résidents atteints de la maladie d'Alzheimer séjournent généralement dans le service B0, adapté aux personnes âgées atteintes de troubles cognitifs. Certains bénéficient d’un séjour « hybride » c’est-à-dire qu’ils logent dans un service dit « classique » mais passent la matinée au B0 pour bénéficier de l’infrastructure stimulante et adaptée à leurs troubles.

Des traitements non médicamenteux (telles que les poupées thérapeutiques, les couvertures lestées) sont également proposés afin d'apaiser les résidents lors des crises émotionnelles et ainsi éviter l'escalade médicamenteuse. La "ronronthérapie", un nouveau projet en cours, consiste à introduire un chat auprès des résidents de l'unité B0. 

 

PS - Des recherches ont montré que la maladie évoluait moins vite chez les personnes qui restaient actives au quotidien. Quelles activités sont organisées pour ces résidents au sein de vos maisons de repos ? Suivent-ils le même programme que les autres ?

 

A.F. - Le matin, plusieurs activités (sportives, de stimulation cognitive, de bien être, ...) se déroulent au sein de la chrysalide, où les autres résidents sont également les bienvenus. En après-midi, chacun est libre de participer aux activités de la maison.K.V. - Le principe est le même dans l'unité B0 : le matin, les résidents bénéficient d’activités occupationnelles (cuisine, gymnastique douce, discussion autour de documentaires sur les pays, jardinage, plantation, …). L'après-midi, ils participent aux activités dites générales avec l’ensemble des résidents.

 

PS - Quelle est la spécificité de vos structures ? Quels en sont les avantages ?

 

A.F. - La plus value d'une unité dite "ouverte" est de permettre aux personnes souffrant de troubles cognitifs, de ne pas être uniquement en contact avec des personnes présentant la même pathologie. Nous remarquons que cela apporte une certaine entraide et évite les clivages.

Cependant, le défi est important car il faut continuellement se remettre en question, pouvoir s'adapter et proposer un accompagnement le plus adéquat possible, en fonction des différentes contraintes. 

En effet, les personnes souffrant de cette maladie neurodégénérative arrivent en MRS de plus en plus tard. Le profil de ces résidents a donc beaucoup évolué ces dernières années.

C’est un combat quotidien de garder cette mixité possible. Le personnel doit être inventif, communiquer et sensibiliser.

K.V. - La spécificité de cette structure fermée réside dans le fait que le lieu de vie est le service en lui-même et l’on y vit comme dans sa propre maison, à contrario de la maison de repos où la chambre devient le lieu de vie principal. 

Au sein de ce service, les repas sont donc pris dans la salle à manger et les siestes se font dans le salon (ou dans la chambre en fonction des habitudes de chacun). L'activité du matin se déroule également dans les pièces communes. L’après-midi, les résidents prennent le café dans le salon et le soir, certains s'y retrouvent pour regarder la télévision ensemble.

Depuis quelques mois, le salon et certaines chambres du B0 sont équipées du logiciel « Mintt », un système de détection de chute. Muni de capteurs 3D, ce dispositif permet d'analyser les circonstances de la chute, de renforcer la qualité de vie des résidents à risque de chutes, rassurer les familles mais aussi améliorer le bien-être au travail des équipes soignantes.

Les avantages du B0 sont multiples : une diminution des pertes de repères, un maintien de l'autonomie de mobilisations et des actes réflexes grâce aux activités occupationnelles, ...